FICTION : Bazié et la chasseuse de maris
Bazié
adore les femmes surtout après une dure journée de travail. C’est donc comme à ses habitudes que Bazié
décide de partir à Yopougon bel-air pour déstresser tous les weekends.
Ce
samedi là, Bazié arrive à la fameuse rue princesse. Cette rue a perdue de sa
superbe depuis la démolition des maquis en 2012.
Les
nostalgiques de la rue princesse et de ses maquis se contentent donc des
nombreux bars climatisées et boîtes de nuit qui remplacent depuis lors les
milles maquis.
C’est
dans un petit maquis situé dans une ruelle adjacente de la rue princesse non
loin de la SBCI que Bazié se poste pour
siroter une bière et se mettre à l’affût
d’une belle de la nuit.
Il
ne tarde pas à repérer une jeune demoiselle aux formes harmonieuses et aux
courbes bien dessinées. Elle est comme Bazié les aiment. Après une brève causerie
il découvre qu’elle se nomme Aicha.
Bazié décide donc de l’emmener chez lui à la maison
pour mieux faire sa connaissance, ce qu’Aicha accepte sans hésiter. Une fois à la maison les deux
amants s’aiment jusqu’au matin.
Le
lendemain, Bazié réveille sa dulcinée d’une nuit et lui fait comprendre qu’il
doit rejoindre son lieu de travail à Bassam et qu’elle doit rentrer chez elle.
Elle s’exécute.
Mais
une semaine après, Aïcha se présente
avec une valise chez Bazié. Celui-ci fait comprendre à la fille de joie qu’il
n’a jamais été question de cela entre eux.
Aïcha
n’entend pas Bazié de cette oreille, elle ne veut pas quitter cette maison
qu’elle considère désormais comme la sienne vu que Bazié dans le feu de l’acte d’amour lui
a promis monts et merveilles. Bazié
finit par prendre la mouche et décide de l’expulser de force.
Aïcha
croyant avoir raison se rend au commissariat et convoque Bazié. Celui-ci est arrêté par les policiers qui ne savent pas
encore de quoi il retourne parce qu’Aïcha se présente comme la femme de Bazié.
Selon
elle, Bazié refuse de s’occuper d’elle après lui avoir promis le mariage alors
qu’elle est venue de Dabou à sa demande. Les choses ainsi présenté les hommes
de loi obligent Bazié à payer des dédommagements à sa supposé femme. Ces accusations laissent Bazié et les témoins
de cette sordide histoire sans voix.
Les
explications de Bazié ne réussirent pas à convaincre les policiers dans la
mesure où ses explications sont aux antipodes de celles avancées par Aïcha. Ce
sont les voisins de Bazié qui décident
de témoigner de la mauvaise foi d’Aïcha afin de le libérer.
Après
de longues tractations la fille de joie réussit à avoir une compensation de la
part de Bazié. Quant à Bazié, il sait désormais qu’une femme en quête d’un
foyer est capable de tout même d’envoyer
à la prison l’homme qui doit l’épouser et qu’il ne faut jamais envoyer une
inconnue chez soi, surtout si c’est une
péripatéticienne*. A bon entendeur…salut !
*Une prostituée-une
fille de joie.
Jean-Paul SORO

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