BAZIE ET LE CHIEN



Dans la vie il faut éviter de juger les gens. Bazié allait apprendre

 cette maxime à ses dépends. C’était une de ces belles journées du

 mois de mars où le vent chaud du nord cours se rafraîchir dans la 

lagune Abidjanaise. Le temps chaud et froid donnait une humeur de

 chien à tout le monde. Pour un petit bobo on s’insultait et les plus

 bagarreurs en venaient aux mains. Bazié pour échapper à cette 

chaleur avait donc décidé d’aller se réfugier sous l’énorme 

manguier qui trônait sur la place principale du village. Ah ! Quelle

 fraîcheur ! Dire que Bazié s’était engouffré dans sa case alors qu’il

 y avait cet endroit paradisiaque.  Mais avec Bazié rien n’est jamais

 parfait.  Sous l’arbre, il y avait également deux jeunes filles

 couchées, elles ne dormaient pas et prenaient  du beau temps.

 Près d’elle un beau chien blanc avec des oreilles noires s’était étalé

 sur la natte de tout son long. Tout se passait bien pour le meilleur 

 du monde. Vers le soir, la mère des jeunes filles  ordonna aux deux

 jeunes filles de mettre un terme à leurs repos pour commencer le

 ménage avant la cuisine du soir. Elles se levèrent et  voulurent

 prendre la natte. Le chien n’entendait pas se lever et il montrait son

 mécontentement en grognant. Les filles prirent peur et décidèrent

 d’abandonner la natte. Mais Bazié le super héros ne voulu pas

 qu’un chien puissent avoir autorité sur une natte en sa présence.

 Il se leva gaillardement de son siège et commanda au chien de se

 lever. Mais le chien ignora royalement les avertissements de Bazié.

 Quoi ! Un chien m’ignorer ? A cause de quoi même ? Bazié décida

 de donner une leçon en tirant la natte. A peine Bazié fit le 

mouvement de tirer la natte que le chien grogna et s’agrippa à son

 pantalon jeans. Ah si Bazié n’avait pas eu l’idée bizarre de porter

 un pantalon jeans pour se reposer sous le manguier, il aurait

 sûrement eu les mollets déchirés par le chien.  Pris de panique 

Bazié se mit à crier au secours mais personne ne venait à son 

secours. Les jeunes filles s’étaient sauvées. Alors Bazié, notre 

super héros, frappa le museau du chien de toutes ses forces. 

Le chien le lâcha enfin  et Bazié se mit  à crier en courant. 

Ah le chien avait gagné, il pouvait  profiter seule du bon vent du 

manguier  étalé sur la natte et personne ne pouvait lui demander 

des comptes pas même Bazié. Ah sacré Bazié !

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